Le regroupement familial en Belgique est une procédure essentielle pour les citoyens belges, les ressortissants européens et les étrangers qui souhaitent faire venir leur conjoint, partenaire ou enfants afin de vivre légalement ensemble. Depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi en 2025, les conditions financières ont été renforcées. L’une des exigences les plus importantes est la preuve d’un salaire minimum suffisant pour subvenir aux besoins de la famille et éviter une dépendance à l’aide sociale. En décembre 2025, ce critère est au cœur de la procédure de regroupement familial.

Pourquoi un salaire minimum est exigé ?

Le législateur belge impose une condition de ressources dans le cadre du regroupement familial afin de garantir que les familles regroupées ne tombent pas immédiatement à charge du système social. Cette règle découle d’un équilibre entre le droit à la vie familiale, protégé par la Constitution et les traités européens, et la protection des finances publiques.

Ainsi, le demandeur (appelé « regroupant ») doit prouver qu’il dispose de revenus stables, réguliers et suffisants pour accueillir son conjoint, partenaire ou enfant en Belgique.

Le seuil en vigueur en décembre 2025

Depuis la réforme de 2025, le salaire minimum requis pour introduire une demande de regroupement familial a été relevé. Désormais, le regroupant doit démontrer qu’il dispose d’un revenu équivalent à 120 % du revenu d’intégration sociale (RIS).

Concrètement, le demandeur doit prouver qu’il dispose de ressources financières régulières équivalentes à 120 % du revenu d’intégration sociale. Depuis le 1er février 2025, cela représente environ 2131,28 € nets/mois pour un couple sans enfants. Les revenus doivent être personnels et durables (contrat de travail, pension, revenus d’activité indépendante).

Ce montant constitue une augmentation notable par rapport aux années précédentes, où le seuil se situait autour de 100 % du RIS. Ce renforcement vise à restreindre l’accès au regroupement familial aux personnes disposant d’une réelle stabilité économique.

Quels types de revenus sont acceptés ?

Tous les revenus ne sont pas considérés de la même manière. L’Office des étrangers prend en compte uniquement les ressources qui sont :

  • stables : revenus réguliers et non ponctuels,
  • durables : issus d’un contrat de travail ou d’une activité professionnelle,
  • suffisants : atteignant le seuil minimum requis.

Parmi les revenus généralement acceptés, on retrouve :

  • les salaires liés à un emploi stable,
  • les revenus d’indépendant,
  • les pensions,
  • certaines allocations complémentaires si elles ne constituent pas la seule source de revenu.

En revanche, les allocations de chômage complet ou le revenu d’intégration sociale ne suffisent pas à remplir la condition.

Les justificatifs à fournir

Le demandeur doit joindre à son dossier plusieurs preuves financières. En décembre 2025, les documents les plus couramment exigés sont :

  • les trois dernières fiches de paie,
  • une attestation de l’employeur confirmant le contrat de travail,
  • pour les indépendants : une preuve d’inscription et les déclarations fiscales récentes,
  • un extrait fiscal ou avertissement-extrait de rôle.

Ces éléments permettent à l’administration de vérifier la régularité et la suffisance des revenus déclarés.

Conséquences d’un revenu insuffisant

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Si le demandeur ne peut pas prouver un revenu atteignant le seuil requis, l’Office des étrangers peut refuser la demande de regroupement familial. Dans ce cas, la famille concernée risque une séparation prolongée.

Il est toutefois possible d’introduire un recours devant le Conseil du Contentieux des Étrangers dans un délai de trente jours. Cependant, les chances de succès dépendent fortement de la capacité du regroupant à démontrer, preuves à l’appui, que ses revenus sont suffisants ou qu’ils vont le devenir dans un avenir proche.

Une condition centrale en 2025

En décembre 2025, la condition de revenus est devenue l’un des critères les plus scrutés par l’Office des étrangers. Elle illustre le durcissement progressif des politiques migratoires en Belgique. Les familles souhaitant se réunir doivent donc accorder une attention particulière à cette exigence et anticiper la préparation de leur dossier.

Il est recommandé de vérifier régulièrement les montants actualisés du RIS et de se faire accompagner par un avocat spécialisé en droit des étrangers afin de maximiser les chances de succès.

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